mercredi 17 mars 2010
Article in 'Le quinzième jour'
http://le15ejour.ulg.ac.be/jcms/prod_14543/pole-sud?currentEdition=192&id=prod_14543
Le 15e jour du mois, mensuel de l'Université de Liège
Pôle Sud
Un microbiologiste russe de l'ULg explore l'Antarctique
La Belgique étudie la diversité microbienne antarctique dans le cadre du projet Beldiva de la Police (Note: ce devrait être la Politique) scientifique fédérale, auquel participe l'université de Liège. Zorigto Namsaraev, postdoctorant russe de l'ULg, vient de passer six semaines au pôle Sud. Ce Moscovite de 33 ans originaire de Sibérie a commencé sa carrière au Winogradsky Institute of Microbiology de l'Académie des sciences de Russie. En décembre 2008, il a décroché une bourse mobilité du FNRS et rejoint l'équipe de la microbiologiste Annick Wilmotte, au Centre d'ingénierie des protéines de l'ULg. Il était déjà venu à Liège en 2007, comme boursier de la Politique scientifique fédérale.
Zorigto Namsaraev s'intéresse de près aux bactéries photosynthétiques dans les milieux extrêmes. L'été 2009, il a passé une semaine en Arctique, dans une station tchèque sur l'archipel du Svalbard, au nord de la Norvège. A la mi-février 2010, il est revenu cette fois du continent antarctique, où il est resté un mois à la station belge Princess Elisabeth et deux semaines à la station russe Novolarevskaya. Ces périples lui permettront de comparer les cyanobactéries (bactéries réalisant la photosynthèse) des deux pôles. En effet, le microbiologiste russe a collecté des échantillons de biofilms -communautés de micro-organismes (bactéries, algues, hampignons, etc.) repérables à leurs pigments colorés servant à la photosynthèse. Ces organismes dits autotrophes subsistent sans apport de substances organiques : l'eau, le soleil et l'air (le dioxyde de carbone) et des éléments minéraux suffisent.
Le chercheur a installé au-dessus de biofilms des open top chambers (OTP). « Il s'agit d'un hexagone avec des parois de plexiglas -pour laisser passer la lumière et les ultraviolets et protéger du vent -ouvert sur le dessus », précise-t-il. Les mesures prises par des micro-capteurs permettront de comparer la température et l'humidité à l'intérieur et à l'extérieur des OTP. La température ambiante varie de -12° à 0° -c'est actuellement l'été -, tandis qu'à l'intérieur de l'OTP, elle peut augmenter de 7 dégrés. L'évolution de la biodiversité sera suivie par photos et échantillonnages à long terme.
Le chercheur moscovite a également filtré de l'air (pour étudier la composition et la provenance des particules biologiques transportées par les courants aériens), mesuré l'efficacité de la photosynthèse avec un fluorimètre et prélevé des échantillons de cryoconites (poches d'eau fondue à cause de la présence de poussières sombres absorbant la chaleur du soleil isolées sous la surface de la glace). « Les cryoconites intéressent l'astrobiologie qui s'interroge sur la possibilité d'une vie sous la glace sur des planètes comme Mars. »
Les données récoltées sur le long terme montreront comment la biodiversité antarctique réagit aux changements climatiques. Zorigto Namsaraev espère retourner là-bas l'année prochaine afin d'approfondir ses recherches.
Eddy Lambert
Informations sur le site http://antarcticabelgium.blogspot.com
© Université de Liège -http://le15ejour.ulg.ac.be -17 March 2010
mardi 24 février 2009
Le Soir, 14 février 2009
La station de la visibilité polaire belge
DU BRULLE,CHRISTIAN
Dimanche 15 février 2009
Entretien Sabine Laruelle, ministre en charge de la Politique scientifique fédérale, se trouve ce week-end en Antarctique pour l’inauguration de la nouvelle station scientifique Princess Elisabeth. Elle nous a détaillé auparavant la nouvelle stratégie polaire belge.
Combien a coûté cette station ?
Au départ, on parlait d’un budget global de 6 à 7 millions d’euros. L’Etat belge, via la Politique scientifique, devait prendre à sa charge 2,2 millions, le reste étant assuré par la Fondation polaire et des sponsors privés. Au bout du compte, la station Princess Elisabeth aura coûté 21 millions d’euros. La Politique scientifique prend au total 6 millions à sa charge. Il faut ajouter à cette somme 1,5 million versés par la Loterie Nationale et un demi-million par les Affaires étrangères. La Défense intervient aussi mais en ressources humaines et matérielles. Le reliquat étant toujours du ressort de la Fondation polaire et de ses mécènes.
Comment sera-t-elle exploitée ?
Elle sera gérée par le Secrétariat polaire. Il s’agit d’un service d’Etat à gestion séparée. Une structure mixte publique-privée, le partenaire privé étant la Fondation polaire. Cette structure sera responsable de la maintenance et de la gestion de la station ainsi que des programmes scientifiques qui y seront menés et de la diffusion de leurs résultats. Le Secrétariat polaire entrera en fonction le 31 mars prochain. À ce moment-là, quand la base sera terminée, la Fondation versera la station dans le patrimoine du Secrétariat. En ce qui concerne le budget de fonctionnement du Secrétariat, 1,5 million sont prévus pour les années 2008 et 2009 pour lui permettre d’accomplir ses missions. Il faut y ajouter le budget supplémentaire pour la recherche de 500.000 euros par an.
Toute la politique scientifique polaire belge passera-t-elle par ce Secrétariat ?
Certainement pas. D’autres programmes continueront à être gérés directement par la Politique scientifique. Pour les deux années à venir, nous avons par exemple déjà des moyens à disposition pour le programme Belatmos de monitoring de l’ozone et des gaz associés dirigé par l’Institut royal météorologique (193.000 euros), le programme Giant Lisa de géodésie pour le bilan des glaces antarctiques, structure de la lithosphère et sismicité intra-plaque en Antarctique dirigé par l’Observatoire royal de Belgique (229.000 euros), le programme Belissima portant sur l’étude des interactions de la calotte glaciaire avec les glaces flottantes de l’Université libre de Bruxelles (333.000 euros), le projet Hydrant, étude de l’empreinte atmosphérique dans son cycle hydrologique de la KUL (244.000 euros), et le projet Beldiva d’étude de la biodiversité microbiologique des universités de Liège (ULg), Gand (UG), le Jardin botanique national de Meise, le British Antarctic Survey et le Japon pour lequel un budget de 451.000 euros est prévu.
La nouvelle station est située à l’intérieur des terres. Les chercheurs belges spécialisés en biologie marine vont-ils aussi y trouver leur compte ?
Bien sûr. Cette station va nous procurer une meilleure visibilité en ce qui concerne la recherche polaire. Elle pourra accueillir des équipes étrangères. Nos biologistes marins devraient bénéficier de cette ouverture et obtenir plus d’invitations d’autres pays actifs dans ce domaine et disposant de navires polaires. Les collaborations seront plus efficaces, les échanges plus importants. Seuls, nous ne pouvons pas tout faire. Je n’ai pas d’argent pour aussi construire un brise-glace. Mais peut-être un jour, pourquoi pas ?
mercredi 18 février 2009
vendredi 30 janvier 2009
Arman Pien et De Gerlache
Dimanche 15 février, la station Princesse Elisabeth, en Antarctique, sera officiellement inaugurée.. La station PE n’est pas la première station de recherche belge au pôle sud. En 1957, première année polaire internationale, le baron Gaston de Gerlache est parti en Antarctique pour diriger la station Roi Baudoin.
CANVAS+ programme ce dimanche une interview sortie des archives : la veille de son départ, Gaston de Gerlache reçoit la visite du très jeune Armand Pien.
Sur les murs de son bureau, au chateau de Mullem, les souvenirs de son père sont accrochés. Adrien de Gerlache qui en 1857 a vogué vers l’Antarctique à bord du trois-mâts “Belgica”.
Een historisch interview
Op zondag 15 februari wordt de Prinses Elisabethbasis op Antarctica plechtig ingehuldigd.
De PE-basis is niet het eerste Belgische onderzoeksstation op de Zuidpool. In 1957 , het eerste Internationaal Pooljaar, vertrok baron Gaston de Gerlache naar Antarctica om de Koning Boudewijnbasis op te richten.
CANVAS + programmeert zondag een interview uit de oude doos: aan de vooravond van zijn vertrek krijgt Gaston de Gerlache het bezoek van een piepjonge Armand Pien.
Aan de muur van zijn werkkamer op het kasteel van Mullem hangen de herinneringen aan zijn vader , Adrien De Gerlache, die in 1897 met de driemastbark “Belgica” naar Antarctica zeilde..
ANTARCTIQUE: “La station Princesse Elisabeth: une mission en Antarctique”
CANVAS, 10 février, à 22h15
Le continent du Pôle Sud regorge d’eau, si bien que le niveau des océans augmenterait de 70 mètres si tout se mettait à fondre. L’Antarctique est l’endroit le plus froid sur Terre mais que se passerait-il si le climat se réchauffait? Est- ce que l’eau monterait? Et à quelle vitesse?
Bien… ça nous ne le savons pas!
Des glaciologues de l’U.L.B ont foré dans des glaciers centenaires.
Ils veulent comprendre pourquoi les glaciers en Antarctique coulent plus rapidement dans la mer qu’avant.
La calotte glacière se transforme en icebergs mais en même temps quelque chose d’autre se passe: l’air apporte plus d’humidité due au réchauffement des océans et apporte plus de neige en Antarctique.
Cela signifie que la calotte glacière s’accroit!
Des météorologues de l’UC de Louvain et l’IRM observent avec une attention particulière le temps et les nuages en Antacrtique pour prévoir les averses de neige.
Les plaques de glace vont-elles s’agrandir ou au contraire rétrecir? Combien de temps avons nous avant que le niveau de la mer augmente?
Les simulations informatiques ne donnent aucune réponse. Les scientifiques doivent d’abord rassembler plus de données sur le terrain pour ensuite pourvoir donner une réponse.Ils n’ont d’ailleurs pas attendu que la nouvelle station belge soit opérationnelle.
Mi février, comme la courte saison d’été an Antarctique touche à sa fin, la base Princesse Elisabeth sera officiellement inaugurée. La base belge est la première station de recherche qui fontionnera totalement avec de l’énergie renouvelable.
“Les moulins” à vent et les rayons du soleil fournissent l’énergie nécessaire. Les bleges sont les premiers à survivre dans le climat le plus frois sur Terre -sans huile- et sans émission de CO2.
Canvas a suivi la construction de la base depuis le début et consacrera son dernier documentaire aux questions scientifiques que la recherche belge en Antarctique va soulever.
Le changement climatique influencera également les habitants invisibles du continent gelé. Les micro-organismes dont la majeur partie sont inconnus et pas étudiés, dominent la terre de l’Antarctique. Les microbes d’Antarctique ont acquis des propriétés particulières grâce au climat extrême. Ces propriétés peuvent être tres utiles pour les hommes.
Que pensez-vous d’une peinture ou d’une crème solaire protection maximale grâce à des pigments des bactéries de l’Antarctique? Ou d’enzymes qui vous permetteraient de faire une lessive à l’eau froide?
Des chercheurs de Liège et de Gand prennent autant d’échantillons que possible dans les environs de la Station Polaire belge et dressent une carte de la biodiversité… avant qu’il ne soit trop tard.
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“De Prinses Elisabethbasis: een missie op Antarctica.”
CANVAS, 10 februari, om 22.15 u
Op het Zuidpoolcontinent is zoveel water samengepakt dat het peil van de oceanen met 70 meter zou stijgen indien alles smelt. Antarctica is de koudste plek op Aarde, maar wat zal er gebeuren als het klimaat verder opwarmt? Gaat het water stijgen? En hoe snel?
Wel… dat weten we niet!
Glaciologen van de U.L.B. boren in Antarctica naar de onderste ijslagen. Ze willen begrijpen waarom de gletsjers van Antarctica sneller naar zee stromen dan vroeger.
De ijskap kalft af onder de vorm van ijsbergen, maar tegelijk is ook iets anders gaande: de lucht neemt meer vocht op door de opwarming van de oceanen en voert meer sneeuw naar Antarctica. Dit betekent dat de ijskap… aangroeit!
Meteorologen van de KU-Leuven en het KMI kijken met bijzondere aandacht naar het weer en de wolken op Antarctica om de aanvoer van verse sneeuw te voorspellen. Zal de ijskap aangroeien of toch krimpen? Hoeveel tijd hebben we voor het zeewater gaat stijgen? De computermodellen geven geen uitsluitsel. De wetenschappers moeten eerst meer gegevens verzamelen op het terrein om daarop een antwoord te kunnen geven. Ze hebben zelfs niet gewacht tot de nieuwe Belgische poolbasis operationeel is.
Midden februari, als het korte zomerseizoen op Antarctica op zijn einde loopt, zal de Prinses Elisabethbasis officieel worden ingehuldigd. De Belgische basis is het eerste onderzoeksstation dat volledig zal draaien op hernieuwbare energie. Windmolens en zonnecellen leveren de nodige stroom. De Belgen zijn de eersten die het aandurven om zonder stookolie - en zonder CO2-uistoot !- te overleven in het koudste klimaat op Aarde.
Canvas volgde de bouw van de basis van het begin af en buigt zich in de afsluitende documentaire over de wetenschappelijke vragen die het Belgisch Antarctisch onderzoek wil aanpakken.
Het veranderende klimaat zal ook de onzichtbare bewoners van het bevroren continent beïnvloeden. Micro-organismen waarvan het grootste deel volledig onbekend is en nooit onderzocht, domineren het leven in het binnenland van Antarctica. De microben van Antarctica hebben door het extreme klimaat zeer bijzondere eigenschappen die voor de mens erg nuttig kunnen zijn. Wat dacht u van verf of zonnecrème met de ultieme UV-filter, dankzij pigmenten van Antarctische bacteriën? Of enzymen die u toelaten om een kookwas te doen in ijskoud water? Onderzoekers uit Luik en Gent nemen zo veel mogelijk stalen in de omgeving van het Belgische poolstation en brengen de biodiversiteit in kaart…voor het te laat is.
mercredi 28 janvier 2009
Article paru dans Le Vif l'Express vendredi 23 janvier
http://www.levif.be/actualite/sciences-et-decouvertes/72-64-28599/en-route-pour-l-antarctique.html




